I.11. Le corps en mouvement
Le corps en mouvement est la représentation du changement.
Si la compréhension arrive au travers du corps, on devra dire aussi que le corps change et se transforme tout le temps.
Aussi, que le corps bouge après qu’on ait senti son intérieur bouger.
Et que chaque mouvement qu’on fait dénote une façon de comprendre les choses.
Artistiquement, le corps crée aussi des dessins bien clairs comme celui d’un pinceau. Par exemple, dans le cas de « l’action poétique », le mouvement d’un corps exprime le discours qu’on veut dire. Dans un autre cas, celui de la danse et du théâtre, l’importance du corps en mouvement est évident. Le corps est l’outil fondamental qui dit tout.
Nicolas Bourriaud parle ainsi du geste :
« Mouvement du corps révélant un état psychologique ou visant à exprimer une idée. La gestuelle est l’ensemble des opérations nécessaires mises en jeu par la production d’œuvres d’art, de sa fabrication à la production de signes périphériques (actions, événements, anecdotes). » [1]
Ce geste artistique est le résultat de quelqu'un qui est très conscient de son corps et de ses actes. Pour communiquer ce qu’on veut communiquer, on doit être conscient. Tout ce qu’on fait peut entrer dans l’image qu’on donne au public.
Si l’œuvre qu’on montre part évidemment de nôtre esprit et de notre corps, ce dernier, a mon avis, doit être notre premier objet d’étude.
Dans les arts du spectacle, on rend plus visible cette idée. Là, le corps est vraiment le premier objet d’étude.
Dans « L’art de jouir », Onfray parle du corps hédoniste. Le corps hédoniste c’est ce corps qui reprend le corps comme objet de culte, et abandonne l’idée que l’esprit soit supérieur à lui.
« La vie est la somme des mouvements de tout le corps ; le sentiment et la pensée font partie de ces mouvements. La chair est donc le lieu où s’impriment les sensations, l’espace fini et limité dans lequel s’entrechoquent les énergies, les courants, les dynamiques. En dehors de ce vitalisme contenu dans la forme d’un corps, il n’y a rien. D’où la notion, centrale dans le système sadien, de solipsisme. »[2]
[1] Nicolas Bourriaud, p.115
[2] Michel Onfray, p.279
Ariadna Salvador_2006
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domingo, 21 de septiembre de 2008
sábado, 20 de septiembre de 2008
La circulation verbale. Le corps.
I.10. Le corps
« il y a plus de raison dans ton corps que dans l’essence même de ta sagesse .» Nietsche, Ainsi parlait Zarathoustra[1]
Définition du dictionnaire.
Toute substance matérielle, organique, ou inorganique : corps solide, liquide, gazeux.
Toute chose d’extension limitée qu’il produit impression à nos sens par des qualités qui lui son propres.
Partie matérielle d’un être encouragé.
Tronc, par opposition a la tête des extrémités.
Le volume, la densité, l’épaisseur, la solidité.
Partie principale.
Ensemble de personnes qui forment un peuple, une communauté ou association.
Ensemble de règles ou de principes.
Nom donné à divers éléments anatomiques ou organes.
Distance qui sépare une ligne de texte de la suivante.
Notre corps bouge pour soi même et à partir des influences des autres corps de notre entourage. Le mouvement vient d’une série de relations entre corps individuels.
Le corps m’intéresse parce que c’est l’outil primordial donc c’est l’endroit d’où l’on part.
Le corps doit être pris en compte.
M’intéresse aussi l’observation des corps et de ses mécanismes de mouvement. Je crois que l’origine du mouvement d’un corps révèle une grande série de choses.
On verra un certain nombre de références à la conception du corps hédoniste et à la relation du Dionysos au corps.(Dionysos est attaché au corps de la même façon qu’au vin. Le vin est un symbole de vie ainsi que le corps.)
Toutes ces conceptions son des conceptions qui prennent le corps comme fondement central de sa philosophie.
[1] Michel Onfray. p.25
Azriadna Salvador_2006
« il y a plus de raison dans ton corps que dans l’essence même de ta sagesse .» Nietsche, Ainsi parlait Zarathoustra[1]
Définition du dictionnaire.
Toute substance matérielle, organique, ou inorganique : corps solide, liquide, gazeux.
Toute chose d’extension limitée qu’il produit impression à nos sens par des qualités qui lui son propres.
Partie matérielle d’un être encouragé.
Tronc, par opposition a la tête des extrémités.
Le volume, la densité, l’épaisseur, la solidité.
Partie principale.
Ensemble de personnes qui forment un peuple, une communauté ou association.
Ensemble de règles ou de principes.
Nom donné à divers éléments anatomiques ou organes.
Distance qui sépare une ligne de texte de la suivante.
Notre corps bouge pour soi même et à partir des influences des autres corps de notre entourage. Le mouvement vient d’une série de relations entre corps individuels.
Le corps m’intéresse parce que c’est l’outil primordial donc c’est l’endroit d’où l’on part.
Le corps doit être pris en compte.
M’intéresse aussi l’observation des corps et de ses mécanismes de mouvement. Je crois que l’origine du mouvement d’un corps révèle une grande série de choses.
On verra un certain nombre de références à la conception du corps hédoniste et à la relation du Dionysos au corps.(Dionysos est attaché au corps de la même façon qu’au vin. Le vin est un symbole de vie ainsi que le corps.)
Toutes ces conceptions son des conceptions qui prennent le corps comme fondement central de sa philosophie.
[1] Michel Onfray. p.25
Azriadna Salvador_2006
viernes, 19 de septiembre de 2008
La circulation verbale. Le mouvement.
I.9. Le mouvement
Définition de dictionnaire du mouvement :
Action de se déplacer ou être déplacé.
Trafic, circulation, entrées et sorties.
Élan, passion, courant.
Marche réelle ou apparente des corps célestes.
État d’un corps dont la position par rapport au système de référence fixé est inconstant.
Acte mécanique qui implique le déplacement des membres.
Degré de rapidité ou de lenteur dans laquelle on doit interpréter un fragment musical.
Nom donné à chacun des fragments d’une sonate ou d’une symphonie en tenant compte des contrastes de temps qui existent entre eux.
Tendance ou groupe politique.
Le mouvement d’une structure de compréhension provoque le mouvement de notre corps. Si je parle de mouvement, c’est parce que je crois qu’il occupe une grande présence. Au début, dans mon schéma de termes principaux, je dis concevoir l’art comme quelque chose qui essaye de communiquer et changer à travers la séduction. Ce « changer », c’est un « bouger ». Quand on se rend compte de quelque chose qui nous fait comprendre une nouvelle chose, à ce moment précis, il y a un mouvement intérieur. Après ce mouvement intérieur, il y a un autre mouvement extérieur provoqué par le premier. Tout cela engendre une chaîne de mouvements, et ces mouvements ne sont pas possibles sans une compréhension des choses, sans le choc de certains mouvements. Je crois que l’art doit essayer de provoquer ce choc, comme la philosophie, et d’autres disciplines, chacune dans son domaine et avec son propre langage.
Pour cela je crois nécessaire le mouvement dans l’œuvre d’art.
On a besoin du mouvement pour avancer. Comme dans un cube de « rubik », on doit faire un mouvement pour changer la situation du cube, et pour arriver à la fin du jeu, où l’on trouvera le bon ordre.
« L’atomisme implique la solitude de par la configuration des éléments du réel : en dehors de ces figures constitutives et du vide dans lequel elles s’agrègent, il n’y a rien.
(…) Les atomes, la matière, la nécessité, les lois de la nature obligent à l’évidence : par-delà le bien et le mal, le réel est cruel…
(…) La seule liberté possible consiste à vouloir le mouvement naturel.»[1]
Dans les projets que je présente dans ce mémoire, on peut observer différentes conceptions du mouvement.
Dans La circulation verbale le mouvement est plus ample, parce qu’il essaye d’aller en dehors de la galerie, là bas où qu’aille chaque individu qui prend la carte postale. Et après cela, un peu plus loin, là où que s’envoie la carte. L’intention ici c’est de provoquer un mouvement expansif.
Dans La circulation verbale. Le fil d’Arianne le mouvement s’est inscrit dans un système de puzzle, où chaque pièce doit bouger pour rencontrer le dessin complet. Le mouvement, on peut le voir aussi dans la ligne du fil qui avance.
Dans La circulation verbale. La conversation. Le mouvement cherché est un mouvement intérieur : Le mouvement provoqué par le vin et l’expérience intime de parler.
[1] Michel Onfray p.280
Ariadna Salvador_2006
Définition de dictionnaire du mouvement :
Action de se déplacer ou être déplacé.
Trafic, circulation, entrées et sorties.
Élan, passion, courant.
Marche réelle ou apparente des corps célestes.
État d’un corps dont la position par rapport au système de référence fixé est inconstant.
Acte mécanique qui implique le déplacement des membres.
Degré de rapidité ou de lenteur dans laquelle on doit interpréter un fragment musical.
Nom donné à chacun des fragments d’une sonate ou d’une symphonie en tenant compte des contrastes de temps qui existent entre eux.
Tendance ou groupe politique.
Le mouvement d’une structure de compréhension provoque le mouvement de notre corps. Si je parle de mouvement, c’est parce que je crois qu’il occupe une grande présence. Au début, dans mon schéma de termes principaux, je dis concevoir l’art comme quelque chose qui essaye de communiquer et changer à travers la séduction. Ce « changer », c’est un « bouger ». Quand on se rend compte de quelque chose qui nous fait comprendre une nouvelle chose, à ce moment précis, il y a un mouvement intérieur. Après ce mouvement intérieur, il y a un autre mouvement extérieur provoqué par le premier. Tout cela engendre une chaîne de mouvements, et ces mouvements ne sont pas possibles sans une compréhension des choses, sans le choc de certains mouvements. Je crois que l’art doit essayer de provoquer ce choc, comme la philosophie, et d’autres disciplines, chacune dans son domaine et avec son propre langage.
Pour cela je crois nécessaire le mouvement dans l’œuvre d’art.
On a besoin du mouvement pour avancer. Comme dans un cube de « rubik », on doit faire un mouvement pour changer la situation du cube, et pour arriver à la fin du jeu, où l’on trouvera le bon ordre.
« L’atomisme implique la solitude de par la configuration des éléments du réel : en dehors de ces figures constitutives et du vide dans lequel elles s’agrègent, il n’y a rien.
(…) Les atomes, la matière, la nécessité, les lois de la nature obligent à l’évidence : par-delà le bien et le mal, le réel est cruel…
(…) La seule liberté possible consiste à vouloir le mouvement naturel.»[1]
Dans les projets que je présente dans ce mémoire, on peut observer différentes conceptions du mouvement.
Dans La circulation verbale le mouvement est plus ample, parce qu’il essaye d’aller en dehors de la galerie, là bas où qu’aille chaque individu qui prend la carte postale. Et après cela, un peu plus loin, là où que s’envoie la carte. L’intention ici c’est de provoquer un mouvement expansif.
Dans La circulation verbale. Le fil d’Arianne le mouvement s’est inscrit dans un système de puzzle, où chaque pièce doit bouger pour rencontrer le dessin complet. Le mouvement, on peut le voir aussi dans la ligne du fil qui avance.
Dans La circulation verbale. La conversation. Le mouvement cherché est un mouvement intérieur : Le mouvement provoqué par le vin et l’expérience intime de parler.
[1] Michel Onfray p.280
Ariadna Salvador_2006
lunes, 15 de septiembre de 2008
Reemprendemos La circulation verbale. La voix.
A lo largo de esta semana publicaré los siete capítulos que se incluyen en el apartado cuatro del esquema que aparece en la introducción (la voz, el vino, la literatura, la imagen, el movimiento, el cuerpo y el cuerpo en movimiento). El resto lo dejaré para más adelante o lo colgaré en la página para posibles consultas.
I.5. La voix
Les différentes sonorités provoquent des états différents en notre corps. C’est ce que j’ai pensé avant de commencer le dernier projet, celui de La circulation verbale. La conversation. Avant de commencer un projet où le vin transforme petit à petit les visages, et le chemin de la conversation, j’avais pensé que la forme plus subtil, c’est de voir comment change un visage suivant la manière dont on lui parle.
La voix est un des plus grands points d’énergie du corps. La voix sort du centre du corps et on la reçoit fortement. Notre corps réagit de façon vraiment vulnérable.
La voix m’intéresse aussi parce que c’est un corps indépendant, apparemment invisible, qui réside au sein de toutes les œuvres plastiques, scéniques et littéraires. Une pièce construite a toujours une voix qui parle. Une voix qui est toujours là pour la soutenir. La voix est quelque chose comme l’énergie créatrice, celle qui construit mais qui se cache pour ne pas être découverte. La voix est alors aussi quelque chose comme le secret, la recette magique. Et la colonne vertébrale de toutes les constructions.
A mon avis, la structure artistique qui laisse ce squelette plus au découvert, c’est la musique. La musique est celle qui laisse le fil de la voix le plus nue.
« Sur le corps hédoniste, la musique est d’un secours essentiel. Il s’agit, en effet, de concevoir l’existence et les mouvements de la chair, de la matière, sur le mode esthétique qu’autorise cette pointe des beaux-arts : multiplier les occasions d’émotions, de passions, de sentiments, de vibrations. Vibre la vie comme si elle devait être musicale et plier le corps, sous l’effet de ce qui en elle se travestit sous les formes de la conscience, à la cadence, à la mélodie, la musicalité des improvisations. Vouloir donner a l’instant toute sa puissance, faire confiance à l’inspiration, consentir à l’enthousiasme – si l’on prend garde de se rappeler l’étymologie : transport divin.
(…) De la cire dans les oreilles, c’était là, jadis, presque la condition préalable au fait de philosopher : un authentique philosophe n’avait plus d’oreille pour la vie ; pour autant que la vie est musique, il niait la musique de la vie, -et c’est une très vieille superstition de philosophe que de tenir toute musique pour musique de sirène.»[1]
C’est de cette façon qu’une voix, une musique, peut arriver à créer des mensonges, et arriver à séduire aussi, à travers ses vibrations et ses constructions musicales.
La voix a toujours quelque chose de caché.
La voix dit être un peu le secret même de la création.
Dans mes projets, la voix est la guide et le fil.
[1] Michel Onfray, L’art de jouir, France, Ed. Grasset & Fasquelle, 1991. p.220
Ariadna Salvador_2006
I.5. La voix
Les différentes sonorités provoquent des états différents en notre corps. C’est ce que j’ai pensé avant de commencer le dernier projet, celui de La circulation verbale. La conversation. Avant de commencer un projet où le vin transforme petit à petit les visages, et le chemin de la conversation, j’avais pensé que la forme plus subtil, c’est de voir comment change un visage suivant la manière dont on lui parle.
La voix est un des plus grands points d’énergie du corps. La voix sort du centre du corps et on la reçoit fortement. Notre corps réagit de façon vraiment vulnérable.
La voix m’intéresse aussi parce que c’est un corps indépendant, apparemment invisible, qui réside au sein de toutes les œuvres plastiques, scéniques et littéraires. Une pièce construite a toujours une voix qui parle. Une voix qui est toujours là pour la soutenir. La voix est quelque chose comme l’énergie créatrice, celle qui construit mais qui se cache pour ne pas être découverte. La voix est alors aussi quelque chose comme le secret, la recette magique. Et la colonne vertébrale de toutes les constructions.
A mon avis, la structure artistique qui laisse ce squelette plus au découvert, c’est la musique. La musique est celle qui laisse le fil de la voix le plus nue.
« Sur le corps hédoniste, la musique est d’un secours essentiel. Il s’agit, en effet, de concevoir l’existence et les mouvements de la chair, de la matière, sur le mode esthétique qu’autorise cette pointe des beaux-arts : multiplier les occasions d’émotions, de passions, de sentiments, de vibrations. Vibre la vie comme si elle devait être musicale et plier le corps, sous l’effet de ce qui en elle se travestit sous les formes de la conscience, à la cadence, à la mélodie, la musicalité des improvisations. Vouloir donner a l’instant toute sa puissance, faire confiance à l’inspiration, consentir à l’enthousiasme – si l’on prend garde de se rappeler l’étymologie : transport divin.
(…) De la cire dans les oreilles, c’était là, jadis, presque la condition préalable au fait de philosopher : un authentique philosophe n’avait plus d’oreille pour la vie ; pour autant que la vie est musique, il niait la musique de la vie, -et c’est une très vieille superstition de philosophe que de tenir toute musique pour musique de sirène.»[1]
C’est de cette façon qu’une voix, une musique, peut arriver à créer des mensonges, et arriver à séduire aussi, à travers ses vibrations et ses constructions musicales.
La voix a toujours quelque chose de caché.
La voix dit être un peu le secret même de la création.
Dans mes projets, la voix est la guide et le fil.
[1] Michel Onfray, L’art de jouir, France, Ed. Grasset & Fasquelle, 1991. p.220
Ariadna Salvador_2006
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